Des femmes et des hommes se mobilisent pour donner un sens à l'insertion
Voyage musical et solidaire avec les associations du Collectif HumanisCette journée a rassemblé plus de 300 personnes,le samedi 15 novembre 2008, au Temple-Neuf. |
Musique et danse |
PHOTOGRAPHIES de PAUL KOHLEREN GARE DE TEJGAON, BANGLADESH 2008ASSOCIATION HUMANITAIRE PARCOURS 12000 personnes survivent dans le bidonville de Tejgaon, gare de Dhaka, la capitale du Bangladesh, dans la promiscuité et l'insalubrité avec, cependant, un élan de vie extraordinaire et une dignité à toute épreuve. Partout, partout, l'effroyable misère des campements d'infortune, dépotoirs d’hommes au sortir des villes : deux ou trois gamelles, l'un ou l'autre panier et d'informes bidons. Un maigre feu de papiers, de feuilles des arbres ou de déchets textiles. Pour maison, des tôles déformées et des plastiques troués, ficelés à un piquet ou à une clôture. Des centaines d'enfants, grouillant de vie, trient les déchets, jouent aux billes ou shootent dans un ballon crevé ; d'autres courent en frappant d'un bâton le pneu d'une bicyclette. Un homme foudroie d'une pierre, un cobra s'évadant d'un tas de planches. Il crochète l'animal du bout d'un bâton et, comme d'un coup de fouet, le jette au loin. De nombreuses corneilles en sont témoins. Ainsi va la vie de ceux que le fleuve, la maladie, l'usurier ou l'intolérance ont disloqués. Ils furent paysans de la terre et bergers de l'eau. |