Des femmes et des hommes se mobilisent pour donner un sens à l'insertion

La conférence des indiens du Nordeste (Brésil) a eu lieu le mercredi 22 octobre 2008 à l’ITI-RI (Université Marc Bloch) de 18h à 20h. L'objectif de cette conférence était, dans le cadre de leur tournée en France et en Europe (organisée par la Maison des Droits de l’Homme de Limoges), de permettre aux indiens du Nordeste de sensibiliser les participants aux difficultés qu’ils rencontrent notamment aux niveaux économique, social, environnemental et culturel.
En effet, cela fait plus de 508 ans que « les indiens du Brésil se battent pour la paix et la vie ». Bien que le droit des indiens apparaisse dans les textes constitutionnels depuis 1988, les différentes nations d’indiens continuent d’être « victimes de génocides, ethnocide, discrimination et préjugés ».
Cette conférence a réuni environ 60 personnes et a été traduite par Julie MARTINEAU, Noémie SAETTLER et Paula ROSAS.
Les trois intervenants, représentant chacun une nation indienne ont exposé leur point de vue, et leurs luttes au quotidien.
Yakuy, représentante de la nation Tupinambá, a exposé les problèmes du droit à la terre que rencontrent les indiens au Brésil, en expliquant leur rapport à la terre. « En coupant l’homme de la terre, on le rend individualiste et égoïste ».
Ayrá, représentant de la nation Kariri-Xocó, a lui aussi traité du rapport qu’ont les indiens avec la terre, qu’ils ne souhaitent pas surexploiter mais comme avec laquelle ils souhaitent vivre en harmonie.
Atia, représentant de la nation Pankararu, après avoir « chanté la mer, la nature, les oiseaux, le soleil et l’eau » avec la participation de toute la salle. Sa nation étant reconnue officiellement comme propriétaire des terres, il a mis l’accent sur les problèmes de l’éducation différenciée et de l’environnement,
Sebastien Gerlic, Président de l'ONG Thydewa, était présent pour répondre à certaines questions.
Un échange de questions-réponses avec les participants a suivi de manière à approfondir les thèmes abordés en première partie, en particulier concernant la politique brésilienne, l’écologie, leurs manières de lutter pour le droit des indiens et la transmission de leurs valeurs dans le monde actuel.
De 17h à 21h, les associations Pachamama, Macha’Kwayra, Thydewa et Humanis disposaient d’un stand dans le hall de l’ITI-RI afin de présenter leurs actions.