Journée internationale des droits des femmes

  

 

Histoire de la journée de la lutte pour le droit des femmes

La journée du 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. Cette journée trouve ses origines au début du 20ème siècle lors des luttes sociales dans lesquelles les femmes réclamaient le droit de vote, plus d’égalité entre les hommes et les femmes et de meilleures conditions de travail à travers toute l’Europe et le monde occidental.

C’est en 1910 que pour la première fois, l’idée d’une journée internationale des femmes est proposée par Clara Zetkin (enseignante, journaliste, femme politique allemande) lors de la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague.

Cette démarche s’inscrit dans une véritable démarche révolutionnaire.

La date du 8 mars sera fixée à partir de 1917, suite à un mouvement de grève des ouvrières russes. Cette journée deviendra une tradition de lutte pour les droits des femmes à travers le monde avec le regain du féminisme dans les années 1970. La journée internationale des droits des femmes est reconnue par les Nations Unies en 1977.

Dans le monde entier, en occident, dans les pays « en développement », des femmes luttent pour une vie décente, sans les violences sexistes, pour le droit à un salaire égale, pour leurs droits politiques, pour le droit à l’instruction, pour leur autonomie…

Au sein du Collectif, de nombreuses associations contribuent à ce combat à l’international et s’engagent pour l’égalité des droits des humains. C’est aussi un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques. Les femmes sont très nombreuses à s’invertir dans leurs associations et le Collectif HUMANIS pour une solidarité « ici et là-bas ». Nous avons choisi de mettre en lumière quelques-unes de ces initiatives dans ce journal, mais aussi sur le site internet d’HUMANIS.

Mémoires de femmes

Solidarité féminine Ici pour projet solidaire Là-bas

Trois femmes remarquables sont à l’origine du nom de l’association Mémoires de femmes. Ces trois femmes étaient engagées, passionnées par l’Afrique et dotées d’une grande valeur morale. C’est pour leur rendre hommage et les remercier de leur soutien indéfectible lors de la création de l’association, que les membres fondateurs ont choisi ce nom et ont décidé de poursuivre leur engagement en luttant efficacement contre la malnutrition, principalement celle des enfants et des femmes allaitantes.

Les membres fondateurs convaincus que le salut de l’Afrique passera par ses femmes ont développé un projet dans la région d’Agadez dans le nord du Niger. L’association a créé une ferme à spiruline qui permet de combattre la malnutrition, mais aussi de développer un accès à l’autonomie alimentaire et financière.

Des femmes d’ici solidaires et engagées font preuve d’une mobilisation exceptionnelle pour trouver les ressources financières nécessaires au projet : les femmes de l’association illkirchoise organisent des ateliers, des marches gourmandes, des concerts, des expositions… Elles confectionnent des poteries, des crèches, des photophores et vendent de l’artisanat nigérien. Tous les ans, sur le marché de Noël d’Illkirch Graffenstaden, une soupe réalisée par les membres de l’association est également vendue. Les bénéfices de cette vente sont reversés pour le projet. Elles s’impliquent également dans l’amélioration des connaissances et des savoir-faire des spiruliniers en s’inspirant des expériences françaises et africaines.

Cet engagement Ici de femmes dévouées qui permettent de collecter des fonds et d’assurer un développement pertinent Là-bas en s’assurant par des visites régulières de bénévoles que les fonds sont utilisés le plus efficacement possible, au Niger. La ferme fonctionne depuis 2015 et la spiruline est désormais mise en vente. Une mission de suivi s’effectue actuellement.

Contact : memoires.de.femmes@free.fr

Site internet : www.memoires-de-femmes.org

LifeTime Projects

 

L’émancipation par la fabrication de savons au Cameroun

Jeune association créée en 2014, LifeTime Projects, intervient dans plusieurs pays et notamment au Cameroun. Elle intervient auprès des femmes camerounaises du village d’Atta – regroupées en association « Femmes d’Atta » – dans le but de les accompagner vers l’émancipation. En effet, au Cameroun, les femmes sont marginalisées et occupent un rôle encore très domestique dans la société. Les normes culturelles les empêchent de recevoir un traitement égal et de recevoir une bonne éducation.

L’objectif pour l’association LifeTime Projects est d’accompagner le changement des mentalités et des comportements de chacun afin de contribuer à la construction d’un monde plus juste, solidaire et durable pour les femmes d’Atta. Dans ce cadre, l’association propose à travers ses bénévoles en mission des formations personnalisées en alphabétisation et en informatique. En améliorant leurs connaissances et leur reconnaissance sociale, les femmes d’Atta gagnent en autonomie et de nouvelles perspectives se développent, notamment avec la création de leur propre micro entreprise. Elles peuvent ainsi améliorer les conditions de vie de leur famille et se mobiliser pour le maintien de la scolarité de leurs filles.

L’association soutient également la mise en place d’une coopérative de fabrication de savons artisanaux gérée dans sa totalité par des femmes du village. La création de cette coopérative permettra aux femmes de se former au métier d’artisan savonnier, d’acquérir des nouvelles compétences et de gagner leur vie dignement. Ce projet permet aux femmes de devenir ambassadrices du développement local et représentantes de l’artisanat camerounais. Les femmes ont choisi de reverser une part de leurs bénéfices pour assurer la scolarité de leurs filles. De cette manière, elles décident de couper le cercle vicieux de l’analphabétisme des femmes du village. Le projet « Savon d’Atta » inclut également des campagnes de sensibilisation à l’hygiène et de prévention contre les maladies.

HUMANIS a souhaité valoriser ce projet en reversant à l’association une bourse leur permettant de se développer davantage.

Contact : associationlifetimeprojects@gmail.com

Site internet : http://www.lifetime-projects.com/

Mouvement du Nid

Pour la disparition des « trottoirs » de Paris ou d’ailleurs

Depuis sa fondation, le Mouvement du Nid soutient les personnes prostituées, lutte contre le système qui les enferme et informe l’opinion publique.

Il agit au niveau régional et local en accompagnant les personnes prostituées dans leurs démarches pour sortir de ce système. Chaque année, les militants rencontrent 6 000 personnes prostituées, issues de tous les milieux sociaux et d’origines très diverses sur les lieux de prostitution et lors des permanences d’accueil.

En parallèle, l’association propose également à tous ceux qui le souhaitent de bénéficier de formations afin de mieux appréhender la prostitution, 2700 acteurs sociaux ont ainsi pu être formés. Elle s’investit également dans des projets d’alternatives à la prostitution. En Alsace, 40 acteurs associatifs, institutionnels et économiques se sont constitués en réseau pour favoriser l’insertion professionnelle et la formation des personnes en situation de prostitution.

Depuis 1950, l’association se mobilise également à l’international, en s’impliquant aux côtés de la Fédération Abolitionniste Internationale. Elle s’exporte à l’étranger avec l’installation au Brésil en 1963, au Portugal en 1967, en Belgique, au Bénin depuis 1980 et en Côte d’Ivoire depuis 1991.

Le Mouvement du Nid est également membre fondateur du CAP international (Coalition de 16 associations de terrain pour l’Abolition de la Prostitution). L’association participe depuis chaque année au Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des femmes et des filles. Cet événement mondial réunit des survivantes de la prostitution, des militants, des syndicalistes, des élus… Il permet des avancées significatives en matière de prévention et de lutte contre l’exploitation sexuelle.

Avec ses partenaires, l’association intervient dans les établissements et les lieux de prostitution (quartiers rouges, ghettos…) et travaille sur la protection des victimes, leurs droits à l’éducation, à la santé, au logement.

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